Délégationdu Val-d’Oise

Cheminer ensemble

L’accompagnement des personnes que l’on aide est important. Il redonne vie aux personnes. Voici quelques témoignages, de Deuil-la-Barre et d’ailleurs, en cette période de collecte nationale et de campagne de fin d’année 2018 du Secours Catholique.

Café solidaire de Deuil-la-Barre

publié en décembre 2018

Marion, la trentaine, vient échanger. Elle vit en concubinage et a un jeune enfant. Elle est arrivée du Pays Basque il y a cinq ans.

« J’ai connu le café par hasard. Un peu isolée, j’ai rencontré des mamans “solos”. C’est pas facile de se faire des amis sur Deuil, comparé à ma région d’origine. Au Café solidaire de Deuil-la-Barre, on tisse des liens !

J’apprécie la mixité, la convivialité, nous venons avec nos différences, avec nos problèmes personnels, simplement, sans jugement. On est présent et on essaye d’être accueillants, bienveillants entre nous.

Au Café, on trouve un atelier bien-être, un atelier couture, et ponctuellement un repas partagé où l’on est une vingtaine de convives.

L’an dernier, pendant la période de Noël, le café a ouvert, les personnes isolées ont pu danser.

Quand il y a des soucis, on trouve ensemble toujours quelqu’un pour écouter, orienter ou aider.

Alors les gens repartent regonflés. Telle personne n’avait pas confiance et repart joyeuse, libérée !

Au Café, toute l’équipe est solidaire, y apporte du positif et du sourire, gratuitement, sans calcul. »

Dorothée nous rejoint :

« Originaire de Guadeloupe, je vais déménager avec regret sur un autre département et je vais quitter Deuil où est ce Café.

En invalidité, je restais chez moi, je commençais à déprimer faute de pouvoir travailler. Depuis un an, je fréquente le Café et les bénévoles m’ont permis de les rejoindre.

Les personnes que l’on accueille font chacune un effort pour favoriser le partage et la bienveillance, la convivialité. Vive les rencontres agréables, qui nous sortent de l’isolement !

Je fais mon bénévolat à accueillir, à participer à l’atelier tricot, à animer les repas ponctuels de “la petite cantine”. Pendant deux heures, parfois, cela fait oublier tous les soucis et les problèmes en apprenant des autres, des astuces les uns par les autres.

On a parfois la visite de paroissiens qui sortent de la messe de 9 heures du mercredi et viennent nous saluer, l’église étant à deux pas ! »

Une famille de réfugiés

« Nous sommes une famille de réfugiés irakiens, arrivés d’Allemagne à Franconville via le centre d’hébergement de Montmorency et vivons dans un des logements d’une ancienne école, habités autrefois par les familles d’instituteurs. Le Secours Catholique de Franconville m’a accompagné dans ma recherche d’un emploi en accord avec mon master en mathématiques (évaluation de mon diplôme et obtention d’un certificat établissant son équivalence avec un diplôme français, communication des coordonnées des universités de mathématiques et des rectorats en Ile-de-France). J’ai trouvé un CDD de 3 mois dans un lycée le deuxième trimestre de 2018 et un contrat d’un an pour la rentrée de septembre 2018. Ma femme a trouvé un travail comme enseignante auxiliaire dans une institution catholique du Val d’Oise, où ma fille peut également être scolarisée. »

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