Délégationdu Val-d’Oise

Domptons les préjugés !

Lecture par l’artiste Lisa Miroglio d’une fresque composée de trois tableaux à l’acrylique et dont le thème est : « Domptons les préjugés ».

« Domptons les préjugés », fresque de Lisa Miroglio, réalisée à la peinture acrylique (3 panneaux de 70 x 100 cm).

publié en avril 2017

Le 31 mars 2017 à Sarcelles, près du bus itinérant du Secours Catholique qui passait pour sa campagne nationale « Liberté, Égalité, Sans préjugés », Lisa Miroglio a réalisé une fresque en trois parties sur le thème « Domptons les préjugés ». Cette artiste nous en donne la lecture :

« Autour d’un dialogue sur nos différences, enfants et adultes saisissent des pinceaux pour illustrer leurs réflexions : une biodiversité allégorique aux couleurs du Secours Catholique (ndlr : voir logo dessiné sur le deuxième panneau) prend vie dans la jungle sociétale. Chacun des personnages humains représente une population victime de préjugés, et le comportement des animaux qui les accompagnent symbolise ce qui leur est à tort reproché : en les domptant, les personnes reprennent le contrôle de leur véritable image citoyenne. »

« Domptons les préjugés », fresque de Lisa Miroglio, réalisée à la peinture acrylique (3 panneaux de 70 x 100 cm).

« Ainsi, poursuit Lisa Miroglio, de gauche à droite, on distingue un coucou, qui a pour habitude de pondre ses œufs dans le nid d’autres espèces : cet oiseau est chevauché par l’étranger qui serait venu sur nos terres pour prendre le travail des Français.

Sur le même arbre, un jeune koala incapable de s’assumer s’agrippe à sa maman : la petite Haïtienne qui se tient sur sa tête serait trop pauvre et démunie pour se débrouiller sans l’aide d’autres pays.

En face, un animal connu pour sa lenteur légendaire, le paresseux, est assailli par un chômeur en fin de droits bien plus dynamique que lui.

L’escargot, sur la branche suivante, ne semble pas se presser non plus malgré cet homme sans domicile fixe qui le pourchasse.

Au-dessus de leurs têtes, la pie voleuse est gênée par un Arabe en djellaba qui souhaite rétablir la justice.

La fourmi, dont on a du mal à reconnaître la force sous son apparence minuscule, est devenue la monture d’une femme handicapée par sa petite taille.

Dernière elle, des lapins évoquent les familles nombreuses qui seraient encouragées à s’agrandir pour percevoir toujours plus d’allocations familiales.

Quant à la hyène, connue pour ricaner haut et fort, elle suit une séance de dressage avec un Africain silencieux et discret.

Plus loin, l’écureuil qui faisait ses petites réserves personnelles pour l’hiver a laissé tomber ses noisettes quand cette juive généreuse l’a corrigé en lui tirant les oreilles.

Une jolie blonde, pas plus soumise qu’une autre femme, explique au chien, ce compagnon fidèle et servile, qu’elle ne se laissera pas faire par les hommes.

L’écuyère, bien intégrée dans son pays, et pour qui tout semble si facile, s’en prend à l’orgueilleuse girafe qui regarde les autres de haut. Elle ne se moque pas du rodéo approximatif de ses voisines mais les encourage dans leur apprentissage.

Perchés sur leurs branches, le panda et son bébé observent la scène en méditant sur le délit de faciès, eux qui ont la chance de n’avoir pas à choisir entre blanc et noir… »

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