Délégationdu Val-d’Oise

Forum social mondial de Dakar

Lors de l’édition 2011 du Forum social mondial, qui s’est tenue à Dakar du 5 au 11 février, le Secours Catholique, et plus généralement le réseau mondial Caritas Internationalis, était représenté par 24 personnes du siège national, 26 venant de diverses délégations, et une trentaine de partenaires Caritas venant d’Afrique, d’Europe de l’Est, d’Amérique Latine et d’Asie. Deux bénévoles de la Délégation, Michel Gaultier et Ramatou Koné, ont participé à ce Forum.

Forum social mondial de Dakar

Le slogan fédérateur du Forum social mondial est : « Un autre monde est possible »

Michel Gaultier : Des dizaines de milliers de gens du monde entier viennent y échanger leurs pratiques, leurs problèmes, leurs thématiques prioritaires, leurs idées.

De ce foisonnement, de ce bouillonnement se dégagent des idées fortes qui, nous l’espérons, seront entendues. Par exemple des idées inédites exprimées à la première édition du FSM en 2001, sont maintenant à l’agenda politique de nombreux pays (gestion de l’eau, développement durable, gouvernance, transparence des multinationales, etc.).

La première exigence est la lutte contre la pauvreté, les inégalités, la précarité, les atteintes aux libertés fondamentales pour permettre de meilleures conditions de vie.

Migrants, quel accueil ? quelle dignité ?

Michel Gaultier : Parmi les centaines d’ateliers et colloques qui avaient lieu chaque jour, le Secours Catholique a animé des ateliers sur le contrôle des armes, les industries extractives, la traite des humains, mais surtout sur les migrations. C’était là notre thème dominant.

Ramatou et moi avons participé à l’animation d’un atelier sur l’accueil et la dignité des migrants, basé sur l’idée que préjugés et idées reçues sont des freins et certainement pas des richesses.

Nous avons rendu visite à deux groupes de femmes migrantes. C’est le projet Caritas soutenu par 8 équipes du Val-d’Oise. Ce que nous avons vu et entendu nous a bouleversés. Elles vivent dans la rue, dans des conditions indignes, souvent avec de jeunes enfants.

La Caritas Dakar fait tout ce qu’elle peut pour enrayer ce phénomène et pour convaincre ces femmes (et leurs maris) de rester au village et, avec l’aide de la Caritas, développer des activités génératrices de revenus. On a déjà obtenu des résultats positifs.

Pour moi, j’ai encore du mal à concentrer mes idées. Tant d’impressions, de sentiments, d’idées sont encore dans ma tête que j’ai du mal à faire le tri.

Je pense que c’est une expérience unique dans ma vie et que le plus important quand on participe au FSM, n’est pas seulement d’apprendre. J’ai vécu bien autre chose : des moments d’émotion, de fraternité, et une écoute bienveillante entre tous les participants. Un désir unanime et puissant de faire des propositions pour un monde meilleur où l’être humain serait au centre des préoccupations.

Alors, oui, j’ai été au milieu de 40 000 personnes qui croient qu’un « autre monde est possible ».

Imprimer cette page

Faites un don en ligne